PME : 7 leviers pour combler leur retard de transformation numérique

Contrairement aux grands groupes, les PME peinent souvent à trouver leur voie pour enclencher leur transformation numérique. Pourtant, cette étape est inévitable, ne serait-ce que pour des raisons de cybersécurité. Voici donc quelques pistes qui pourraient permettre aux Petites et Moyennes Entreprises de rattraper leur retard.

 

Suite à ce constat, l’Association nationale des directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG) a publié un cahier technique. Cela, pour donner l’envie, et les moyens, aux PME de se lancer dans un chantier devenu une question de survie. Découvrez donc les 7 leviers qui pourraient leur permettre d’avancer.

 

1. Bâtir un projet d’entreprise

C’est essentiel car cela touche tous les pans de l’organisation. D’une part, il s’agit du business lui-même : refonte digitale des produits ou services, techniques de commercialisation, modes de production. D’autre part, c’est au niveau des process que la transformation numérique doit être considérée comme un projet d’entreprise.

 

 

2.Placer le client au coeur de la stratégie

Quand il fallait revoir l’organisation de leurs processus internes, les entreprises avaient souvent tendance à se concentrer sur elles-mêmes. Désormais, elles doivent évoluer en fonction des demandes des clients et veiller à rester flexibles pour s’adapter aux changements. « Définir la cible en matière d’expérience client c’est : se comparer aux concurrents, évaluer le niveau de satisfaction et intégrer leurs attentes, et changer si besoin le site web ou portail qui constitue la première interface de contact avec le client », assure le cahier technique.

 

3.Conjuguer efficacité et réactivité pour les principaux processus

Il est important de choisir quelques indicateurs de performance simples et compréhensibles. Aussi, oubliez papier, ressaisies et tableaux intermédiaires au profit de la numérisation des achats et ventes. Pour cela, il est possible d’intégrer automatiquement les factures fournisseurs et les écritures comptables afférentes. Dans la pratique, le système d’information devra être revu, complété ou changé. Par ailleurs, il sera important de garantir la sécurisation de la facture et de l’archivage électroniques.

 

 « En matière de transformation numérique, un décalage existe entre les discours officiels et la réalité du terrain, estime Denis Molho, coprésident de la commission « systèmes d’information » de la DFCG, membre du cercle Turgot et associé chez DME Performance. Alors que certains parlent à longueur de journée de l’avènement de l’intelligence artificielle et du big data, le retard dans les PME est souvent phénoménal : la dématérialisation des factures n’est opérationnelle que dans 50 % des petites structures, le reporting de gestion se fait encore la plupart du temps à coups de feuilles Excel et deux tiers des PME sont à la traîne dans l’automatisation de leurs transactions courantes. »

 

4.Ne pas oublier d’impliquer les clients et les fournisseurs

Il est impératif de donner satisfaction aux parties prenantes. Pour y arriver, il faut connaître leurs attentes et idéalement, co-construire le projet de transformation numérique avec eux. Il est par exemple possible de mettre en place une connexion EDI pour les commandes ou les factures.

 

5.Sécuriser le nouveau système

Une transformation numérique peut générer de nouveaux risques. Pour éviter cela, le système doit répondre aux canons de la cybersécurité. Un moyen de sécuriser la facture électronique est par l’authentification d’un tiers de confiance. L’archivage électronique par un dispositif de scellement numérique est également une recommandation des experts.

 

6.Se faire aider

Une PME doit éviter de rester seule, surtout avec un budget, des ressources et des compétences limités. Pour mener à bien cette transformation numérique, la facture ou l’archivage électronique pourront être sous-traités. Surtout au moment de l’installation des nouveaux progiciels qui nécessitera souvent une assistance maîtrise d’ouvrage.

 

7.Les PME devraient avoir une vision transverse

Selon le cahier technique du DFCG, « Ce projet pouvant concerner plusieurs domaines métier, la vision transverse est obligatoire ». Le management est donc tenu de s’impliquer dans ce processus de conduite du changement avec l’ensemble des utilisateurs informés. De plus, les sponsors et personnes-clefs doivent être associés aux ateliers de conception afin de valider les solutions et participer aux choix et aux décisions.

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